Dans mon assiette

21 Jun

J’étais assez réticente a l’idée de consulter une diététicienne. En effet, mes expériences passées avec les experts de la nutrition (principalement des médecins nutritionnistes) avaient été quelque peu infructueuse, c’est le moins que l’on puisse dire.

Et pour cause, je n’avais pas été diagnostiquée SOPK. Le premier nutritionniste que j’ai consulte était aussi endocrino, et le deuxième nutritionniste était aussi mon gynécologue. A priori des experts des hormones. Et ils n’ont rien vu, rien soupçonné. Pourtant les symptômes du Syndrome des Ovaires Polikystiques étaient déjà bien présents.

Mon propos ici est simplement que j’ai le sentiment que le SOPK est une pathologie mal connue en France, ou en tout cas mal ou peu diagnostiquée. C’est vraiment dommage pour celles qui en sont atteintes.

Etant donné que la raison réelle de ma prise de poids n’avait pas été nommée, toutes les tentatives d’amaigrissement ont largement échoué. Des efforts importants (y compris financiers car j’étais étudiante sans le sous a l’époque) pour un résultat nul et pour s’entendre dire non seulement par la profession médicale mais aussi par mes proches que je “n’essayais pas assez”.

Situation d’échec. Déprime et dévalorisation de l’image de soi.

Donc forcement, lorsque le médecin qui a finalement diagnostiquée SOPK m’a suggéré de perdre du poids et d’aller voir une diététicienne, j’ai refuse de tout go. Il n’a pas insiste et il ne m’a pas dit non plus qu’il y avait un régime alimentaire spécifique pour la gestion de cette pathologie.

Ce n’est qu’un an plus tard, lors d’une visite chez un autre docteur pour tout a fait autre chose, que celle-ci a évoqué un régime a faible indice glycémique. Et ce docteur m’a également conseille une diététicienne spécialisée dans le traitement des maladies metaboliques dont le Syndrome des Ovaires Polykistiques fait parti.

A l’issue de la première consultation, je suis repartie avec une liste de “petites” choses a changer dans mon comportement. Certaines sont faciles (manger des céréales “pas trafiquées” le matin) d’autres plus ardues (faire du sport 3 fois par semaine). Ma diététicienne m’a recommande d’y aller pas a pas, de ne pas tout changer d’un seul coup.

Cette liste est complètement adaptée pour moi, par rapport a ce que je mange (ou ne mange pas) et ce que je suis prête a faire pour démarrer sans que cela me paraisse insurmontable.

Le moment pour mettre en oeuvre ces changements étaient bien choisi. Il s’agissait d’une période calme professionnellement, ce qui me laissait du temps pour intégrer du sport dans mon emploi du temps, mais aussi me permettait de manger des plats fait maison tous les jours.

J’ai trouve un cours de Yoga a proximité de chez moi et j’y suis allée progressivement. Au départ, 2 fois par semaine, puis 3 fois par semaine en enfin 4 fois par semaine. J’ai veillé a faire beaucoup de marche le week end.

Dans mon assiette, des portions plus petites, mais aussi beaucoup plus de légumes secs. Ça tombe bien, j’aime ça! Il m’a fallu un petit temps d’adaptation: “A quoi ai-je droit? Ai-je suffisamment mange ce midi? Il est 15h et ja’i faim. Ouhh ce gâteau me fait envie, mais… je suis au régime”.

Heureusement, ma diététicienne me soutient et me conseille. Si j’ai faim entre les repas, je peux prendre une collation. Elle m’apprend comment faire mon choix parmi toutes les options possibles (y compris en vente a emporter). Elle me confirme que si j’ai vraiment envie de gâteau, je peux tout a fait piquer une ou deux bouchée dans l’assiette de mon copain. Si cela suffit a satisfaire mon envie de sucre, c’est parfait. Pareil pour les frites.

Verdict, en deux mois…. 10 kilos se sont envolés.

Mieux encore, cela fait presque un an que je mange en suivant ces principes mais je m’accorde désormais plus de liberté (ahh… les frites). J’ai eu des périodes ou je n’ai pas pu avoir d’activité physique en semaine. Résultat…. je n’ai pas perdu de poids, MAIS je n’en ai pas repris non plus. Mon poids est stable, malgré les aléas du quotidien. Et ça, c’est une victoire!

 

Diane 35 et SOPK

7 Aug

Le gynécologue m’a mise sous Diane 35, une pilule que j’avais déjà expérimenté par le passe et qui ne m’avait pas convenu. Bien que le lui ayant mentionne, le gynéco ne m’a soit pas cru soit pas écouté car mes craintes ont ete balaye d’un revers de main “C’est la pilule la plus adaptée pour ce que vous avez Mademoiselle”. Que voulez-vous répondre a ça?

Donc cela fait maintenant presque 3 semaines que j’ai repris la pilule. Et sans surprise, ca ne va pas.

J’ai arrêté de perdre du poids, pourtant je suis toujours les principes du régime a IG bas et je fais plus de sport qu’auparavant. Je vais 3 fois par semaine du yoga “dynamique”, je fais de la marche et des DVD de fitness/pilates les autres jours.

Je suis fatiguée. Alors que lorsque j’avais commence le régime a faible IG et repris le sport, j’avais observe un regain d’énergie. La je suis vide d’énergie, je me lève fatiguée, j’ai du mal a me concentrer, j’ai des maux de tête en fin de journée.

J’ai tendance a m’énerver plus facilement et le mon ton monte plus vite. Je suis lunatique, irritable et plus émotive aussi.

Je perds plus de cheveux que d’ordinaire et les suppléments alimentaires ni changent rien. J’ai aussi la peau beaucoup plus sèche (visage et corps) et je commence a avoir des pellicules alors que je n’en avais pas eu depuis 4 ans.

Mes seins ont gonflés, ils sont tendus et douloureux. Je sens des nodules sous la peau. C’est certainement le problème le plus embêtant.  En effet, je ne peux m’endormir dans mes positions habituelles, je me réveille le matin avec les seins douloureux. C’est handicapant pour le sport, même avec un soutien-gorge de sport adapte. C’est ennuyeux pour la garde-robe (et le porte-monnaie) ; je suis en train de passer a la taille de bonnet supérieure. C’est un tue-l’amour car ils sont douloureux au toucher.

Et enfin, ça ne me renvoi pas une bonne image de moi-même car que vois-je dans le miroir? Une fille encore plus grosse malgré tous les efforts fait pour gérer sa condition. Donc nouvel échec, donc déprime.

Conséquences du régime IG bas, de la pilule, des deux, ou d’autres facteurs je ne sais dire. J’ai tout de même l’impression que la Diane 35 me ne convient pas.

Prochain rendez-vous avec le gynécologue prévu en Septembre.

Quelle est votre expérience??

Gestion des symptômes du SOPK: maigrir

25 Jul

Les médecins m’ont expliqué que la perte de poids est la pierre angulaire de la gestion du SOPK car en effet, les symptômes tendent à s’aggraver chez le sujet en surpoids, augmentant de fait le risque d’apparition du diabète.

Donc, bien que cette “maladie” (peut-on parler de maladie?) soit incurable, il est tout de même possible d’en d’atténuer les symptômes par un controle de votre poids.

Cependant, si toutes les femmes atteintes du SOPK ne sont pas en situation de surpoids, celles qui le sont ont certainement du percevoir à quel point leur corps “résiste” aux régimes. Beaucoup d’efforts pour un résultat quasi nul (pas de perte, reprise des kilos, etc.).

Et pour cause. Car au SOPK correspond un régime alimentaire bien spécifique, qu’il faudra combiner à de l’exercice physique bien évidemment. Et si personne ne vous en a parlé, vous ne risquiez pas de le savoir.

Voici ce que j’en ai compris. Rappel: je ne suis pas un professionnel de la santé.

A la base du SOPK se trouve la résistance à l’insuline *. Etre résistant à l’insuline ne signifie pas nécessairement être diabétique. Le diabète est la configuration extrême de la résistance à l’insuline.

L’insuline va être libérée par le pancréas dans notre intestin grêle. Cette hormone va jouer deux roles: taxi et concierge. L’insuline va transporter le glucose de l’intestin grêle vers nos muscles qui ont besoin de glucose pour fonctionner. Arrivée au muscle, l’insuline dispose de la clé qui va ouvrir la “porte d’accès” au muscle (n’entre pas qui veut).

Dans le cas du SOPK, il se trouve que les muscles n’ont pas suffisamment de ces serrures. Il y a donc embouteillage. Puisque le transfert de glucose ne se fait pas suffisamment rapidement, le pancreas comprend qu’il doit produire plus d’insuline encore. Effort totalement inutile puisque le problème est donc ailleurs. Excès d’insuline de glucose restent dans le sang puis finissent par être éliminés par l’urine.

Il nous faut ainsi apprendre à gérer notre production d’insuline afin d’éviter les pics de glucose dans le sang (et par conséquent les pics d’insuline).

Le truc donc, c’est de gérer la transformation de ce que l’on mange en glucose. Et là, tous les aliments, toutes les cuissons et toutes les combinaisons alimentaires ne sont pas égales. Un régime à faible indice glycémique (ou connu en France sous le nom de régime Montignac) est tout à fait indiqué.

Le terme de régime n’est pas approprié non plus. Dans le cas du SOPK, il ne s’agit pas de suivre un régime sur quelques semaines mais plutôt d’opérer des changements durables dans l’alimentation quotidienne.

Les références sur Internet ou en librairie sont nombreuses sur ce type de régime. Toutefois, je conseille vivement d’aller voir un(e) diététicien(e) afin d’adapter les principes à votre mode de vie, à vos goûts et à vos habitudes.

Dans mon cas, j’ai perdu un peu plus d’un kilo durant les 3 premières semaines qui ont suivi le début de cette diète. J’en conviens, nous sommes loin des nombres fanfaraoniques annoncés par tous les magasines féminins à l’approche de l’été. Mais entre nous, j’ai toujours douté de l’efficacité et des résultats de ces régimes fashion. Le plus important pour moi est de maigrir et de reprendre le contrôle de mon poids. Jusqu’ici ça marche, il est facile à mettre en place et il n’est pas contraignant pour les autres membres de la famille. Au contraire, il s’agit d’un mode d’alimentation plus sain bénéfique à tous.

Plus d’info sur le régime à faible indice glycémique (IG), dit régime Montignac: Le site de Michel Montignac .

Attention de nombreux autres sites font mention de dissociation et d’exclusion dans ce régime. Je ne sais quoi penser. Est-ce vrai ou est-ce une interprétation? Ma diététicienne m’a “interdit” d’exclure quoi que ce soit de mon alimentation tout comme elle n’a pas parlé de dissocier fromage et pain. Il est possible de manger des frites (en petite portion) de temps en temps et il faut veiller à manger la bonne quantité de glucides de qualité. Ni trop, ni trop peu.

Quelques idées de recettes à IG bas: Le blog de Gilda, le blog de Marie Chioca et nombre de recettes de Clea (qui ne ne revendique pas IG bas toutefois mais dont les recettes le sont souvent dans la pratique).

 

*Sources:

J’ai de la chance

18 Jul

Le diagnostique est confirmé, je suis bel et bien atteinte du syndrome des ovaires polkystiques, autrement appelé syndrome de Stein-Leventhal, ou anovulation hyperandrogénique chronique, ou dystrophie ovarienne, ou ovarite sclérokystique ou PCOS en anglais (à vos souhaits).

Le truc, ce que ce n’est pas comme un mauvaise grippe. Ça ne va pas me passer à la fin de l’hiver (ni même a la ménopause d’ailleurs). Le SOPK et moi, c’est pour la vie.

Alors, puisqu’on va devoir cohabiter et même ré-apprendre a vivre ensemble, autant voir les choses du bon coté.

J’ai les meilleurs excuses du monde pour m’aménager du temps rien que pour moi, pour éplucher les livres de cuisine sans passer pour une méga-gourmande, ou simplement pour refuser un plat qui n’a pas l’air très ragoutant chez les beaux-parents.

Trêve de plaisanterie. Mon constat initial est qu’il existe assez peu d’information sur ce sujet, qui pourtant semble toucher entre 5% et 10% des femmes. Pis, il y a une disparité d’information entre le monde francophone et le monde anglo-saxon et il n’existe pas vraiment de plateforme d’échange sur le sujet.

Et j’ai de la chance car non seulement je parle Anglais, mais je vis aussi dans un pays anglo-saxon où cette condition, sans être un sujet de santé public, est tout de même mieux (re)connue qu’en France.

L’objectif de ce blog est simplement de partager mon expérience, mais aussi de permettre à d’autres de s’exprimer et en définitive de créer une communauté d’échange et d’entre-aide.